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Super Challenge de France pour les M14

Samedi 10 mars 2018 à Clamart

Le plateau était très relevé ce samedi à Clamart, avec des rencontres contre le LOU et le Stade Français, le tout après un seul entraînement depuis 15 jours et pas de réelle mise en place collective, notamment sur le plan défensif. Les conditions n’étaient pas idéales, et c’est ce qui explique peut-être en partie les difficultés du premier match. La première rencontre contre le LOU débute pourtant bien : sur l’un des seuls ballons que l’on allait pouvoir jouer du match, une attaque au large en première matin se solde par une envolée à l’aile et un premier essai en débordement. On se dit alors que les jeunes sont prêts à en découdre. Mais ensuite, le LOU, très puissant devant, allait nous pilonner sans cesse dans l’axe, se jouant de l’absence de réelle montée défensive collective près des regroupements. Résultat : des autobus qui arrivent en escadrilles les uns derrière les autres, que l’on ne va chercher haut, que l’on ne fait tomber ou trop tard, et des essais dans l’axe quasi identiques les uns aux autres, le ballon ne dépassant quasiment jamais le n°10. Pas de révolution rubgystique donc, mais une adaptation intelligente à notre faiblesse sur ce match. Défaite 31-5. De cette journée, on retiendra surtout le très beau match contre le Stade Français, qui avait battu de son côté le LOU 10-0 en faisant très bien ce que l’on n’avait pas su faire, c’est-à-dire monter très vite, agresser les avants de Lyon en permanence et empêcher ainsi qu’ils arrivent lancés. On débute mal la rencontre dans la continuité du premier match en encaissant deux essais, mais, point très positif, on parvient peu à peu à se reprendre, à construire des mouvements intéressants, avec des gestes techniques bien exécutés dans le jeu de passe, de beaux essais. A 18-12 à la 5 mn de la fin, on se dit que la victoire est possible. L’ERAO tient le ballon et se trouve sur la ligne d’en-but adverse, pénalité après pénalité. Mais l’on ne parvient pas à franchir, par excès de précipitation. Quoi qu’il en soit, deux essais de chaque côté et un Stade Français tout heureux de s’en être sorti. Si l’on manquait un peu de vécu collectif et de rythme sur le plan physique après la période de vacances, il apparaît que le cap à passer est surtout mental désormais. On se laisse encore trop impressionner par le nom prestigieux de nos adversaires, qui alignent évidemment de très belles équipes. Mais c’est aussi pour apprendre ce genre de choses que l’on est engagé dans ce championnat. On a vu samedi lors du 2e match que dès que l’on mettait du rythme et de l’agressivité, on parvenait désormais à marquer face à des équipes plus fortes et très homogènes, ce qui est un progrès notable. Les matchs perdus d’un rien comme le second, on les gagnera bientôt. Et surtout, le capital acquis par chacun durant de tels matchs est inestimable pour l’avenir, même si c’est aujourd’hui difficile. Il faut donc persévérer.